Trois appartements en trois ans. Et je me demande désormais, s’il existe un seul endroit, à Montréal, où il n’y a pas de nuisances du voisinage.

  1. Premier appartement: les filles de la porte d’à coté mettaient la musique à fond, des odeurs de nourriture nous écœuraient tous les jours, remontant par l’escalier et se diffusant sous la porte de notre appartement. Rajoutez les infiltrations d’eau venues du toit; les goutes qui tombaient sur mon ordinateur; une plomberie défaillante qui produisait de l’eau rouge; et vous voyez le tableau.
  2. Passons au logement suivant: la cage d’escalier passait le long de notre salon, tous les va et vient des locataires de la vingtaine d’appartements du bloc étaient synonyme de bruit. Mais si au moins ils ne sautaient pas dans leur grande majorité de marche en marche, comme ces pétasses, qui le faisaient en hurlant et enfonçant leurs talons aiguilles dans le sol. Arrivées en bas, contentes d’avoir été capable de descendre un escalier (Waouh!), elles concluaient par des rires niaiseux et ne comprenaient pas si j’ouvrais la porte pour les rappeler à l’ordre. J’ajoute les fumeurs dans l’entrée du bâtiment, la pute du dessus qui se faisaient baiser bruyamment et qui tapait sur le sol tous les soirs. Nous apprendrons par la police, qu’elle utilisait un moulin à épice. Les alarmes incendies faisaient aussi parti du décor. La concierge n’habitant plus dans l’immeuble, personne ne savait comment interrompre l’alarme qui se déclenchait à chaque fois que les "sales" du 3ème étage, faisaient bruler leur steak ou procédaient à je ne sais pas quelle cérémonie. Étant le premier appartement dans l’entrée, nous avions régulièrement à répondre aux visiteurs, un peu perdu, qui frappaient à notre porte. Enfin, la musique techno de la folle du dessus et des autres du couloir. Non merci.
  3. Nous avons donc déménagé, loin du centre-ville, à la recherche d’un havre de paix. Nous avions donc choisi un haut de duplex, personne au-dessus, seulement des voisins en dessous. Des voisins avec qui nous devons partager le jardin. Le soir même du déménagement, alors que nous voulions enfin savourer le calme d’une nuit paisible et sans nuisances: nous avons commencé à entendre des bruits de pas, très présents, très proches. Comme s’il y avait quelqu’un qui vivait sur le toit. En fait, après avoir prêté l’oreille, un peu partout, nous nous sommes rendus compte que nous vivions sur le même plancher que les voisins d’à coté. La séparation entre nos logements est mince et nous entendons tous leurs déplacements. Mais quels déplacements! Ils doivent sauter pour se déplacer. De plus ils passent leur temps à hurler l’un sur l’autre. Le couple de veille personne, passe sont temps à gueuler. C’est leur mode de communication. Je pense même qu’ils se battent de temps en temps. La violence en tous cas fait parti de leur quotidien. J’ai vu leur fils les visiter et se battre avec son père dans le jardin. Le père qui tenait une plaque électrique dans les mains et tapant sur la tête de son fils d’une quarantaine d’année. "Monsieur" aime aussi jeter ces pates par-dessus le balcon dans le jardin plus bas. En parlant de jardin, nous ne jouissons pas du notre, car les locataires du dessous sont des porcs. Ils puent, leur logement est dans un état de dévastation avancé et n’ayant pas les mêmes standards d’hygiène, la cohabitation est difficile. J’ajoute, qu’ils fument comme des pompiers. Il y a un gros con qui fume et tousse en permanence. Il tousse comme un malade qui s’étouffe violemment, mais cela ne l’empêche de continuer à fumer cigarettes sur cigarette et de remplir les cendriers de montagne débordante de mégots. Il y a tellement de fumé dans leur logement, qu’elle remonte dans notre appartement. Notre salle de bain pue. Il nous faut laisser l’aération, couplée à la lumière, allumée en permanence. Nous avons également rajouté un diffuseur automatique de désodorisant. Et malgré cela, nous sortons de notre salle de bain en ayant l’impression de fumer. Ces effluves pleins de nicotine passent également dans la buanderie, l’histoire de parfumer nos vêtements. Enfin, j’ajoute que le "cave" (ndlr: idiot profond en québécois) d’à coté a oser pirater notre branchement de télévision par câble. Après l’avoir fait débrancher à nos frais et avoir fait refaire toute l’installation, car notre signal de télévision et internet n’était pas bon: il ne fallu que quelques jours pour que quelqu’un, je soupçonne son fils, s’introduise sur notre balcon et essaye de défoncer notre boitier de câble pour s’y rebrancher. Il n’y arriva pas et la police estima ne pas avoir les compétences techniques pour dire si oui ou non, il s’était passé quelque chose!

Pensez-vous encore que le Canada c’est la plénitude des grands espaces?

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