La 20ème édition du festival Image & Nation, rendez-vous annuel du cinéma gay à Montréal, se tient du 15 au 25 novembre. Le cru 2007 est riche et intéressant. Je sors du film américain « The Houseboy » réalisé par Spencer Lee Schilly, et c’est la première bonne surprise de cette édition.

L’histoire en quelques mots…houseboy

Cela fait presqu’un an que Ricky vit chez un couple gay, partage leur maison et leur lit. À l’occasion des fêtes de Noël, le couple part visiter la famille de l’un d’eux, confiant leur appartement et leurs animaux multiples, à Ricky, leur « Houseboy ». Se sentant abandonné, Ricky sombre de jour en jour, se perd dans les bras d’inconnus et songe à se suicider le soir de Noël. En attendant ce moment, il invite de nombreux mecs et se retrouve bientôt dans des situations qu’il ne contrôle plus : plans à plusieurs, drogues diverses, le petit gars est complètement paumé et sombre dans l’autodestruction.

L’intérêt du film, très simple dans sa réalisation, réside surtout dans le jeu des acteurs. Nick May, qui interprète le rôle de Ricky, est charmant. Son personnage a 21 ans et me rappelle plusieurs connaissances. Dans un premier temps, je retrouve en lui le désarroi d’X, dans un second temps le visage et le coté candide d’Y et enfin le corps de Z. The Houseboy est troublant de part sa justesse. Les personnages vivent des choses fortes et extrêmes, dans une ambiance urbaine, nord-américaine, grise à souhait. Mais au fond du regard de Ricky, reste une lueur d’espoir, un espoir crédible et attachant. De nombreuses scènes de cul viennent agrémenter le tout, il n’y a pas de fausse pudeur, les images sont fortes. On ressort du film, agréablement troublé, enrobé par cette ambiance glauque. Un cinéma réaliste comme je les aime, qui ne laisse pas indifférent et qui bouscule à point.

The Houseboy mérite un 7,5/10.

houseboy trailer

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