image Enfin! Nous assistons à l’ultime épisode de la décomposition du PS. Le congrès de Reims est éloquent, car il démontre en direct à la télévision à quel point la bêtise et les égos démesurés ont fini d’achever le principal parti de gauche français. Bertrand Delanoë s’est retiré et c’est tout à son honneur. Toutefois, il a ressorti sa langue de bois pour énoncer à la tribune des mensonges éhontés et « propagander » de la désinformation dégoulinante. Martine Aubry est montée au créneau, trainant derrière elle, une remorque d’éléphants. Lorsque ceux-ci se lèvent pour l’applaudir à la tribune, c’est un parterre fatigué, usé et périmé que l’on nous montre. Benoît Hamon, le petit nouveau, devrait prendre sa carte au NPA, le nouveau parti d’extrême gauche d’Olivier Besancenot; car là encore, par sa fermeture d’esprit, il a contribué à brouiller les pistes, en profitant pour se faire de la publicité plus qu’autre chose. Enfin, Ségolène Royale, finalement la plus cohérente depuis le début, ne déroge pas à ses idées, notamment en étant clair avec les siens et en leur expliquant avant toute expression électorale, qu’elle ne verrait aucun problème à de futures alliances avec le centre. On lui tire dessus de tous les côtés, toutefois les Français eux-mêmes accepteraient à 47%* un accord avec le Modem.

En conclusion, les deux gagnants de ce congrès sont François Bayrou et Nicolas Sarkozy, car ils ont été, et principalement le premier, au cœur des tentatives de positionnement de chacun des tenanciers du bar de la rose.

* Selon l’Ifop, 47% des Français pensent que le PS devrait se rapprocher du parti de François Bayrou. Sondage réalisé par téléphone du 13 au 14 novembre auprès d’un échantillon national de 957 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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