Samedi 17 avril 2010, 20h30, Paris – Une foule attend devant l’Olympia de Paris. La caméra du grand journal de canal+ traine devant le music-hall et prépare sans doute un reportage plein d’ironie pour le petit journal de Yann Barthes de lundi.

À l’entrée, des panneaux indiquent que le spectacle de ce soir sera filmé. Je découvre une fois dans la salle que le réalisateur de cette captation n’est autre que le réalisateur « historique » du Club Dorothée, le fameux Pat Le Guen, qui a pris quelques kilos et un coup de vieux, mais ces cheveux blancs sont identifiables parmi la foule branchée.

La salle se remplit lentement mais sûrement. Le public respecte la parité homme-femme, mais les « garçons qui aiment les garçons » composent la majorité de la foule masculine, les trentenaires dominent. Les enfants se comptent sur les doigts. Ils accompagnent leurs parents et pas l’inverse. Avant le spectacle, les chansons de Dorothée sont diffusées en guise de musique d’attente. L’ambiance est bonne enfant. Chaque mec qui rentre dans la salle est surpris d’entrer dans une annexe du Marais. Des logos d’Idf1 sont affichés ici et là, mais de manière plutôt discrète. Il fait chaud dans la salle, les spectateurs chantonnent selon les titres et attendent l’ouverture du rideau rouge

J’aime ce public qui ne se prend pas au sérieux, qui se lève et chante sans retenue les chansons de son enfance.

Jean Luc Azoulay, le A de AB production et producteur du spectacle arrive à la régie du spectacle.

Le spectacle débute avec un inédit de Dorothée, évoquant ce retour à l’Olympia. Les musiciens descendent du plafond, le guitariste et le bassiste sont suspendus par des câbles et serrés dans des harnais, le batteur descend sur une petite scène mobile.

 

 

Le décor est très simples, dépouillé, pas d’écran géant affichant des images et ornements virtuels. Un écran de projection blanc constitue le fond de la scène, mais est très peu utilisé. Ce soir, c’est à l’ancienne, un orchestre, comme le dit la chanteuse et une artiste au-devant de la scène.

 

Dorothée est habillée assez simplement, dès son apparition, le public est debout et l’ambiance est digne des plus grands Bercy, mais les petites voix des enfants ont mué. Celle de Dorothée tient la route, ceux qui craignaient qu’elle ne puisse assurer un tour de chant, seraient surpris de voir qu’elle a assuré la grande majorité des chansons en chantant en direct.

Il y a parfois des passages à vide lors des nouvelles chansons, une partie du public s’assoit et attends les anciennes chansons. Entre chaque titre, c’est un fondu au noir puis la poursuite éclaire Dorothée, qui en profite pour échanger quelques mots avec le public.

Le public l’acclame du début jusqu’à la fin et l’Olympia vibre.

À la moitié du spectacle Jacky arrive en costume jaune, s’en suivent des gags et le fameux seau d’eau renversé sur sa tête.

La deuxième partie du spectacle commence par un Medley rock qui bouge bien, mais ensuite ce sont les nouvelles chansons qui s’enchainent et je commence à m’ennuyer. Au fait, les danseurs sont plutôt moches et les chorégraphies pas tops.

En guise de final, certaines chansons avec des fins interminables sont reprises en cœur par le public. Dorothée ramasse les nombreux bouquets apportés par les fans. On sent de l’émotion dans ses yeux et sa voix, on dirait qu’elle n’y croyait plus, mais qu’elle a été agréablement surprise par l’accueil du public.

Je décroche lorsqu’en rappel, elle reprend pour la seconde fois une chanson de son nouvel album, j’en profite pour m’éclipser.

 

Conclusion : ce fut une soirée très agréable dans une ambiance décalée et hors du temps avec des gens qui ne se prennent pas trop au sérieux. Ça fait du bien après les épreuves que j’ai traversées de ces derniers temps. Seul hic, j’étais tout seul à ce concert avec pourtant deux invitations. Eh oui, difficile de trouver accompagnateur, mon entourage était soit occupé, soit pas intéressé. Je viens de rapprendre ce qu’était la vie de célibataire. En même temps, je crois qu’il ne faut pas attendre les autres pour faire des choses, sinon on ne fait rien. Il va falloir que j’oublie mes envies de partager et que je fasse ce que je veux, librement et sans contrainte.

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