Cette fille est une chercheuse de merde, qui profite des contacts de son père avec les médias pour faire un scandale d’une histoire dérisoire. Si elle n’a pas de bon sens c’est son problème, mais qu’elle ne porte pas le blâme sur la communauté gay. Il y a des clubs de gym des clubs de danseur nu, des soirées chippendale, réservés aux femmes. Alors on ne s’y présente pas par bon sens. Mais si on veut provoquer le monde et faire parlé de soit et bien on fait comme cette poufiasse.

Article d’Hugo Meunier et Ariane Lacoursière publié dans La Presse le 30 mai 2007

«Vous devez partir, l’établissement est réservé aux hommes», a expliqué le serveur du bar gai Le Stud à une jeune Longueuilloise venue boire un verre à sa terrasse en compagnie de son père, la semaine dernière à Montréal.

Audrey Vachon s’est fait expulser du bar Le Stud, un bar homosexuel de Montréal.

Audrey Vachon, 20 ans, vient de porter plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, pour dénoncer la discrimination dont elle dit avoir été victime.

Elle ne digère toujours pas son expulsion du Stud, situé au coeur du village gai, sous prétexte qu’elle est une femme.

«Je me suis sentie gênée, humiliée et fâchée. Je ne savais pas s’il fallait que je pleure ou que j’explose», a raconté l’étudiante en administration, rencontrée hier.

Mardi dernier, la jeune femme a rejoint à Montréal son père, le psychologue Gilles Vachon, qui venait d’accorder une entrevue à Radio-Canada.

Il faisait beau. Le père et la fille ont décidé de prendre un apéritif sur une terrasse. Leur choix s’est arrêté sur Le Stud, situé près de l’édifice de la société d’État.

Ils n’ont même pas eu le temps de commander: «Le serveur s’est approché et a dit à mon père que l’établissement était réservé aux hommes. Je croyais à une blague. Je n’en revenais pas qu’un endroit soit interdit aux femmes en 2007», s’insurge Audrey Vachon.

«Vous savez que c’est illégal, ce que vous faites?» a alors lancé M. Vachon, vexé. Le serveur aurait alors répliqué: «Le patron n’est pas là et ce n’est pas moi qui fais les règlements.»

Sur le site internet Montréal plus, l’établissement, décrit comme «un des plus virils en ville», ne cache pas qu’il vise exclusivement une clientèle masculine. «Seulement les hommes sont admis», lit-on au bas de la description de l’endroit.

Pour Audrey Vachon, qui savait se trouver dans un bar gai, cette mention n’excuse rien. «Je ne vois aucun problème à ce qu’ils fassent la promotion de l’homosexualité; au contraire, j’ai toujours appuyé la communauté gaie. Mais là, mes droits sont bafoués», explique Mlle Vachon, qui ne veut pas «partir en guerre contre les homosexuels, mais bien contre l’établissement visé par la plainte».

La plaignante estime que ce comportement à son égard contrevient à l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, qui stipule que toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle etc. «Le plus cocasse, c’est que la communauté homosexuelle s’est servie du même article de la Charte pour faire valoir ses droits dans le passé», note Audrey Vachon.

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